18/02/2007
Auriculaire dans orifice
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23/06/2006
Ducon force le passage
Il y a 2 semaines dans Paris
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12/06/2006
Purée d'avocat
Lu dans le 20 Mn de la semaine dernière :
Un jeune avocat de 27 ans a été condamné pour s'être masturbé en concert derrière une fille.
A trop fréquenter le barreau, on risque de se retrouver sur le gland des accusés.
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02/06/2006
Parole de rue
"On n'a qu'a la mettre dans un cercueil,
Ca fera une lesbienne de moins !"
Aujourd'hui - une femme d'une bonne cinquantaine d'année vociférant en public à travers son mobile
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30/01/2006
Tourteraux Attraction
Lui le mètre 90, la calvitie bien avancée, la cinquantaine
Elle le mètre 75, des cheveux longs, la quarantaine à peine.
Lui une moustache de beauf, une voix de baryton avec des mots d'informaticien
Elle un visage rond, une voix douce qui semble s'émerveiller d'un rien.
Cinq années que je les entends certains matins
Plaisanter avec leurs collègues de trains.
Aujourd'hui les collègues étaient absents,
Et leurs regards était bien différents .....
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18/11/2005
Chauffeur de bus
La cinquantaine, 1m65, petite moustache, petites lunettes et une grosse passion ........ Emmerder les gens.
Et notre homme s'efforce régulièrement à :
- Ne pas marquer l'arrêt lorsqu'un voyageur appuie un peu tardivement sur le bouton
- Forcer les priorités
- Ne jamais s'arrêter en face des arrêts de bus
- Démarrer rapidement dès que le dernier voyageur est monté
- Piler aux arrêts
- ........
-----------------------------------
Avec le temps on finit par apprécier la technique car le gars reste imperturbable. Seuls des regards dans le rétro trahissent l'acte délibéré.
On se complait alors à voir les voyageurs chahutés, perdre leur équilibre et finalement culpabiliser en pensant n'avoir pas su anticiper les trajectoires.
Un emmerdeur quoi ....
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29/09/2005
Décharge Elect-Tic
Il est devant moi... La cinquantaine, de taille moyenne comme la classe à laquelle il semble appartenir.
Mais ce n'est pas celà en fait qui retient particulièrement mon attention. Non en fait mon regard est attiré, que dis je, hypnotisé par les spasmes qui le parcourent. On dirait qu'une vile main s'amuse à appuyer sur un bouton et qu'il s'ensuit sur l'intéressé des décharges qui créent les mouvements arythmiques sur lesquels je me focalise.
Ca commence par un soubresaut de la cage thoracique qui enchaîne sur un mouvement avant de la tête qui finit par pivoter de quart sur la droite. 2 à 3 secondes pour accomplir l'ensemble.
3 minutes d'inertie puis une reprise de la tête - seulement le 2nd mouvement, celui du visage vers l'avant
2 minutes d'inertie et on enchaîne 2nd et 3ème mouvement - tête avant puis quart droit
5 minutes d'inertie et on reprend le mouvement dans sa totalité.
Les cycles s'enchaînent en respectant cette danse cryptée. Je suis sûr que notre homme communique avec des extra-terrestres .....
22:35 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13/09/2005
Pouah
Encore le RER ....
Cette fois fois ci, c'est un individu à la corpulence bien prononcée - qu'un T-Shirt basique peine à masquer.
L'individu est d'un aspect quelque peu banal - par contre l'odeur qui l'accompagne semble appartenir au monde anal.
Une sorte d'essence à base de putrescence signe de répugnance.
Le bestiau est sorti du bois, je crois que j'ai la nausée en moi.
Putain de Yack, pouvait pas rester dans sa barraque.
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07/09/2005
Control-Return Man
Hier soir dans le RER, un type s'installe en face de moi. La cinquantaine, un brin rouquin (arrêt jeu de mot), frisé et un peu dégarni.
Il sort une revue qu'il commence à parcourir du regard. Je baisse le mien pour continuer la mienne (vous suivez ?).
Quelques secondes de lecture et ma glande spinéale est en alerte. Je lève la tête pour constater un mouvement de tête étrange chez ce type. Pas eu le temps de saisir le mouvement dans sa totalité mais juste assez pour en percevoir la singularité. Je décide de maintenir mon attention - Bingo, à peine 10 secondes d'attente et le mouvement se reproduit.
Il se répète en fait à un rythme de 2 à 3 fois par minute mais cesse dès que le "sujet" se sait observé - un acte à demi conscient en somme.
Je le décrirais comme une sorte de bascule en avant légèrement de biais et suivie d'un pivot latéral. Le mouvement n'est pas poussé si bien qu'un oeil peut attentif ne le décèlera pas.
Le type semble faire des retour-chariots avec sa tête .... comme si par moment une partie de sa pensée lui échappait (Les fins de phrases)
Prenez ce tic, affectez le à la main et combinez le à celui du grattage de couille qui touche 50% de la population masculine - eh bien vous obtenez un sujet qui hurle 2 à 3 fois par minutes.
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20/06/2005
Motte de poireau
Encore dans le bus et toujours le soir.
Je suis encore au fond - mes fidèles lecteurs auront la délicatesse de préciser "à gauche" - Yes !
Sur la rangée de droite juste avant la mienne, un black de 16-17 ans. Posture classique pour son âge : De biais, affalé, l'épaule droite contre la vitre - il porte un Jean bleu taille basse.
Juste devant lui, une demoiselle (ou dame - peu importe - mais je devine quand même que c'est une demoiselle). C'est elle justement qui s'est inquiétée à mon sujet quand le bus a été caillassé. On dit que se retrouver derrière un verre est assez convivial - je puis affirmer que derrière des bout de verres c'est différent.
Je reviens sur le djeun derrière elle. Tiens il se gratte les parties génitales - Sur un djeun, on se dit que c'est une poussée hormonale mal contrôlée - Sur un cinquantenaire, çà fait Beauf car on se dit que la poussée hormonale a été contrôlée mais pas le geste qui l'a accompagné durant ces années pubères.
Allez je détourne le regard car aucun intérêt à s'attarder sur un tel geste.
J'y reviens malgré moi quelques minutes après car quand je ne lis pas, je suis toujours perdu dans mes pensées - enfin pas vraiment perdu, car pendant que je travaille de la synapse, je suis aussi en observation constante de mon environnement.
Le Djeun a toujours le même geste et cette fois ci je comprends : il joue avec son poireau en observant la fille.
Merde ! Le 2ème que je surprends entrain de s'astiquer derrière une nana.
Samedi dernier, c'était un trentenaire bien tassé en haut d'une petite butte en surplomb d'une fille profitant du soleil. Il était assis, décontracté, les jambes allongées, les bras tendus vers l'arrière en appui. Enfin pas tout à fait car quand j'ai vu qu'il avait un seul bras en appui j'ai tout de suite compris - la vue de son second bras a tout de suite confirmé mes doutes.
Le sens de l'observation est une qualité qui peut s'avérer assez désagréable dans certaines situations .... :-((
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15/06/2005
Bus
19h57, je sors de la gare - je suis dans le bus.
Comme à mon habitude, je suis installé sur la dernière rangée à gauche.
Pourquoi à gauche? Bah parce que statistiquement les sièges de droite ont été plus souvent dépouillés....alors se placer plus souvent à gauche, ça crée des habitudes à la con qu'on avoue péniblement dans un blog.
Le bus roule tranquille (prendre l'accent Neuf-Trois). Je suis moi même tranquille dans une posture djeune - le pied gauche en appui sur le chauffage, les jambes légèrement écartée et le regard plein d'assurance.
Le bus arrive au STOP et soudain un énorme bruit. BANG ! Tiens le bus s'est payé une bordure de trottoir ? Les voyageurs devant moi se retournent et me fixent. Bah koi, z'ont jamais vu un Djeun ?
Je regarde machinalement sur le coté gauche cherchant la source du bruit : Plein de morceaux de verre . Je vire le regard à droite : idem. Le regard à l'arrière ...... 'tain c'est la vitre arrière du bus qui est explosée.
Je comprends alors pourquoi les voyageurs me fixaient car je constate aussi des débris de verre sur mes épaules. Je m'époussette avec application en lançant un léger sourire à l'assistance qui semble y trouver un soulagement quant à mon état .. et se retourne.
En fait le bus vient de se faire caillasser. C'est chouette la vie de banlieue, non ?
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06/06/2005
Atch-oops
Ce matin, comme d'habitude dans le train....
Un papy et une mamy s'installent près de moi. Le papy est habillé à l'ancienne : La veste assortie au pantalon en toile, la chemise à rayure dans les mêmes tons, la casquette ... et les bretelles (J'avais oublié que les bretelles n'étaient pas la spécialité des autoroutes).
Je reprends ma lecture - ah j'ai peut être omis de préciser que je lisais.
Quelques rails plus loin, le papy se met à tousser. Une première fois, une seconde fois et ... la troisième fois la sonorité produite est différente. Je la trouve même agréable (Je changerai d'avis ensuite).
Je lève mon regard. Le Papy ramène la main qui masquait la bouche vers son genou droit. Je m'apprête alors à reprendre tranquillement ma lecture en suivant la main du regard lorsqu'un détail alerte mon esprit. Le papy n'a rien remarqué mais une toile de morve s'est tissée entre le pouce et l'index.
A défaut d'attraper des mouches, elle a attrapé mon regard ..... :-(
20:58 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20/05/2005
Caddie Man 3
Je suis à la cantine au rayon des entrées. Comme à mon habitude je file en direction des plats principaux - les entrées ont la facheuse habitude à concentrer les indécis. J'aperçois Caddie Man en bout de rayon.
Il porte un pantalon en tissu bleu, troué, crasseux - mais bon ça on commence à s'y faire.
Il est en recul par rapport aux plats, une jambe en avant, le buste légèrement cambré vers l'avant. Cette posture il l'adopte assez souvent; d'ailleurs pour tout vous dire il a 2 postures fétiches. J'aurais peut être l'occasion de m'apesantir sur un autre post.
Il est perdu dans ses pensées. Je passe derrière lui en veillant à respect la distance de sécurité anti-acariens.
Je suis maintenant sur sa droite et là ca y est j'ai trouvé le détail qui tue : les lunettes. Des lunettes à la Chirac, période frais de bouches : des branches épaisses et marrons.
La branche de droite est atypique. Elle est collée à l'artisanal - mais façon Caddie Man : un vieux point de colle de la mort. Il a du vider le tube entier car ça fait un gros agglomérat plein de bulles - limite gerbos. Des polypes de colle.
Ca me fait penser à un mollard - le genre de mollard que je faisais gamin : des aller-retour de salive dans la bouche pendant 5 Mn et hop ça faisait au sol un gros truc blanchâtre plein de bulle.
Finalement ce n'est peut être pas de la colle qu'il a mais bien un crachât qu'il a reçu il y a 20 ans ... et qui s'est fossilisé.
Et direr que dans plusieurs siècles, nos descendants s'obstineront à trouver en ce "fossile" le chaînon manquant ....
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02/05/2005
Chatelet les âmes (en peine)
Chatelet les Halles (Paris) - 19h passé - encore des cris et un attroupement qui suit.
Chatelet, cet immense carrefour souterrain où l'ignorance, la tristesse et le désespoir se croisent à chaque changement de RER. Des couleurs glauques, des patrouilles de flics, des âmes en peine adossées à des murs crasseux - un regard absent mais une souffrance bien présente.
Et ce soir, comme bien des soirs, ma pensée est interrompue par ces cris. Car chatelet est un vrai thermomètre. Plus la chaleur y est forte, plus le nombre de cris ou d'agression au mètre carrée augmente - une chaleur étouffante qui exaspère les esprits et qui ,dans cet environnement sinistre, catalyse la misère infiltrée dans ses antres.
Il est donc plus de 19h et une voie masculine à peine compréhensible vocifère. Je m'approche, la plupart des visages sont fixés vers la source - comme hypnotisés par la violence des propos.
Le gus est entouré par des contrôleurs de la RATP et quelques flics. Il s'agite, vociférant toujours, lève les bras - pivote - comme s'il essayait de maîtriser une folle impulsion de frapper. La source de sa "folie" passagère semble être un banal contrôle de billet. La chaleur mélangée à un esprit un peu torturé a suffi à déclenché cette réaction explosive.
Le gars ne semble pas se calmer. Ce qui est étonnant, c'est l'assurance des agents de la RATP et des flics. Toutefois une observation un peu plus large de la scène me permet d'apercevoir l'arrivée et le placement précis de renforts. Un maître chien se positionne à distance mais suffisament près pour intervenir rapidement.
L'excité est progressivement amené sur un angle fermé - puis assez rapidement est fouillé. Cela semble avoir calmé son ardeur mais pas la teneur de ses propos.
Cette fois ci, le contrôle semble bien se passer car il n'y a pas de passage de menottes - enfin pas au moment où je me décide à partir - avant d'être témoin d'une autre altercation.
Ah Chatelet comme on te déteste .....
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04/04/2005
Caddie Man 2
Mes chers lecteurs, si je vous dis cantine à qui pensez vous ?
Eh oui j'ai encore eu le droit ce midi à la présence de ce bon vieux Caddie Man.
Cette fois ci, il n'est pas vraiment seul. Non, il partage une tablée - enfin le terme de partage me semble quelque peu abusif puisqu'il est vautré en bout de table à distance respectable d'un groupe qui semble ne pas le remarquer. Etonnant d'ailleurs car sa posture attire forcément le regard. Je les suspecte de feindre l'ignorance, une ignorance dictée par la peur ou le dégoût.
Il est donc avachi, légèrement de biais, le regard perdu vers le plafond. Moins crasseux qu'à son habitude, il porte un pantalon de toile. Un pantalon froissé comme la jeune demoiselle assise au plus près de lui. Elle avale son repas avec des gestes mesurés et sans souplesse, comme si elle s'obligeait à marquer une distance avec son voisin - préférant sacrifier une grâce naturelle à une tranquillité non moins certaine.
Notre homme est donc affalé dans une posture macho (Je rappelle que macho rime faussement avec cerveau).
Je suis assis sur la table voisine avec mes collègues. Mon travail d'observation m'empêche de participer pleinement à la conversation du groupe et 2-3 vannes fusent à mon encontre. M'en fous, avec toutes celles que je balance habituellement, mon solde est encore positif.
A peine le temps d'y penser, qu'un bruit soudain me ramène vers Caddie Man. Tel un psychotique, il vient de se lever en balançant son verre sur le plateau. Du pur rationnel ! Je retrouve toujours ce regard de mépris en lui, une aigreur permanente à l'origine d'un tel comportement et qui entretient sa misanthropie chronique. Une aigreur qui lui baigne le cerveau dans le vinaigre.
Il est donc levé et se traîne vers le tapis roulant pour poser son plateau. Il a échappé à mon regard car une poutre volumineuse en coin de table m'empêche de le voir. Toutefois je sais qu'il n'est pas loin car je ne sais ce qu'il fout, mais un vacarne accompagne chacun de ses gestes que je ne saurais décrire du fait de la poutre que j'ai dans l'oeil.
3 Mn après il est dans mon champs et se dirige, en boitant quelque peu, vers la sortie.
Je crois qu'après ces faits, je suis convaincu d'avoir trouvé le père de Cannelle ....
22:07 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/03/2005
Caddie Man 1
J'ai encore vu Caddie Man à la cantine. Décidément cette satanée cantine me ramène à mes "sujets névrosés".
Caddie Man est aujourd'hui assi seul à la table - d'ailleurs je ne vois pas pourquoi j'utilise le terme "aujourd'hui" puisqu'il est toujours seul.
Il mange le regard lancé vers les autres. J'ai déjà décelé en lui ce regard teinté de mépris envers les autres - comme si la distance qu'il affichait, lui conférait une supériorité qu'il était biensûr bien loin d'avoir acquise. Le fait que je l'observe sans qu'il s'en aperçoive, avait suffit à transformer le chasseur en gibier ....
Il est donc seul à sa table et je m'assied à la table voisine, la seule disponible.
Chouette, je vais pouvoir pousser mon observation un peu plus loin. A peine cette pensée me traverse t'elle qu'une vieille odeur de ragondin m'assaille. Enfoiré, c'est qu' il cogne !
Je me rappelle de Luc évoquant des vins très corsés dont la puissance suggère à l'esprit le choc des silex. Eh bien, Caddie Man en cet instant, c'est un peu la même chose sauf que les Silex, au lieu de s'entrechoquer, viennent s'abattre sur ma cloison nasale.
Chaque respiration effectuée en sa présence est un coup porté sur mon système olfactif. Un oenologue à ma place, perdrait en quelques secondes, le fruit de 15 ans d'expérience.
Je décide donc quitter ma place et en passant près de Caddie Man, lui dépose une gerbe dans le dos....
21:21 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13/03/2005
Sac à d'autiste
Aujourd'hui nous allons faire la chasse au sac à d'autiste. Qu'est ce donc me direz vous ?
Patience, l'espèce n'est pas rare. Elle assez discrète mais dans certaines circonstance son comportement trahit sa présence.
Prenez donc un RER pas trop bondé mais suffisemment pour justifier la suite de mon article. Placez vous à proximité d'une des portes et attendez.
Observez à chaque arrêt de station : Les portes s'ouvrent (une des 2 fonctions principales de la porte), la rame de RER vomit sur son flanc gauche quelques voyageurs puis à regrets absorbe les autres voyageurs rangés sur le quai. Elle repart ...
A chaque station, la même routine. Portez votre attention sur la 2nde phase, celle où le RER phagocyte les voyageurs.
Vous les voyez pénétrer dans le wagon, sagement au départ puis la sonnerie du RER annonçant la fermeture se déclenche. Une bouffée de stress envahit les dindons et la panique s'invite. Comme s'ils accordaient à ces portes le pouvoir du jugement au dernier...
Au pire le voyageur surpris risque t'il d'avoir la tête prise entre ces portes, le corps encore sur le quai. Et le chauffeur s'échinant sur son bouton de fermeture, à chacune de ses insistances, ferait passer sur le visage du voyageur déformé par le mouvement des portes, un arc en ciel d'expressions.
La porte se ferme donc laissant à quai les souffreteux et les indécis. La rame démarre donc et apporte sur les visages de chacun un réconfort, celui d'être parmi les élus. Et c'est là que notre sac à d'autiste se trahit. Destressé, il se retourne et déquille 2-3 voyageurs avec ........ son sac à dos.
Eh oui le sac à d'autiste n'est qu'un Ego sur lequel a été apposé un greffon (le sac). Aucune conscience du port de l'objet du délit. Aucune conscience de l'entourage.
Alors comme à chaque fois, les voyageurs encore debouts l'attrapent vivement à la station suivante, le mettent en position horizontale, attendent le bip sonore et l'avancent soudainement de telle sorte qu'à la fermeture des portes sa tête se retrouve au dehors.
La rame démarre, il suffit alors d'exercer une pression sur le corps pour amener la tête au niveau du sol. Un mouvement vif sur le sac à dos génère un léger cri sur le sujet, juste assez pour permettre aux dents de sortir et de rayer le (par)quai sur toute leur longueur ......
10:25 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04/03/2005
Caddie Man
Je vais vous parler de mon Caddie Man. Un spécimen qui arpente la cantine régulièrement et sur lequel je m'étais promis de faire un article.
Une petite description s'impose.
La cinquantaine bien passée, le cheveux grisonnant, mal rasé - 3 traits qui s'accomodent bien ensemble d'ailleurs - notre homme étonne.
Un ventre bedonnant, rien de bien extraordinaire. Non, son originalité est bien ailleurs. Je continue de laisser divaguer mon regard et là 1ère alerte.
La panse est lardée par une chemise, pas assez décrépite pour être datée au carbone 14, mais assez pour m'interpeler. Une chemise entrouverte vers le haut qui laisse dépasser quelques poils, pas des artéfacts de séduction - mais plutôt des poils grisonnants vestige d'une poussée hormonale non maîtrisée il y a pas mal d'année.
Déçu par le résultat, je décide de porter mon regard dans le sens opposé. Je repasse par le ventre bedonnant et atterrit sur un bermuda. Décidément, il cultive la symétrie de la décrépitude car le bermuda est totale harmonie avec la chemise.
D'ailleurs on trouve la même suite pileuse, peut être légèrement plus fournie, sur les jambes. Quelques varices bien saillantes sont présentes pour décourager toute tentative de porter le regard plus bas.
Je repars donc en direction du ventre et décale mon regard vers l'arrière en suivant son bras gauche tiré vers l'arrière. Au bout du bras, une main sur laquelle des bagouses tentent d'apporter une note de machisme. La main tient fermement un ......... caddie.
Je décide d'apporter un recul à mon regard pour apercevoir notre homme dans son ensemble et là je comprends l'usage du caddie. Notre homme à un look d'Indiana Jones. Il a du en chasser des serpents - pas ceux d'Amérique du Sud, mais plutôt ceux issus de ses délirium tremens. Eh oui, il est porté sur la bouteille. Pas à la manière de Luc qui en fait une description raffinée, mais plutôt à la manière d'un homme dont l'absence de quintessence a entraîné dans une spirale délétère.
Il retrouve donc en son caddie un fidèle compagnon qui lui permet de garder un équilibre fortement compromis et d'apporter une assurance qu'un regard un peu pertinent aura vite démonté.
Et il se raccroche au Caddie de la méduse ..........
21:53 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/02/2005
XX Selles
Il est devant moi, il est jeune - Enfin de dos, il en donne l'air.
Mon regard est attiré, difficile à nier. Un regard amusé aussi....
Pourquoi donc ?
Eh bien, le loustic est affublé d'un pantalon, un pantalon qui porte bien sa dernière syllabe.
Un jean bleu XXL, jusque là rien de plus classique. Mais ce qui donne une touche personnel au truc, c'est la couture d'entre-jambes.
Une couture située au niveau des mollets - comme si elle était signée de la ligne de vêtement "Etron-ware".
Et cette originalité bien visible apporte certes une esthétique particulière mais a un bien vilain défaut; celui d'entraver la mobilité du sujet.
Ce dernier est obligé d'adopter une démarche à la Guantanamo qu'il compense par des mouvements désordonnés des bras. Comme si le ridicule pouvait s'effacer derrière une assurance affiché par une gestuelle de bras.
Eh bien , il y arrive presque le bougre. Et je me surprend à le suivre, enchanté par les mouvements antinomiques des bras et des jambes .....
14:20 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/02/2005
Piou Piou
Il est presque 19h, la journée est passée encore vite. Le crâne vrillé, je pousse mécaniquement la porte de sortie.
Je m'apprête à alunir le pied dans la rue lorsqu'un chant d'oiseau interrompt le processus.
Un chant - ouais - pas très mélodieux d'accord, mais sa présence me chatouille l'étrier. Un chant d'oiseau à 19h en plein Paris, on aura tout entendu.
Le bestiau n'est pas loin. Je devine, à travers les sonorités discordantes qu'il régurgite, son approche. Sans doute un rouge gorge rendu cancéreux par une volonté idiote et obstinée à vouloir trouver une compagne sur le périph'. C'est vrai, qu'à écouter de plus près, on lui trouverait bien un timbre carboné et sulfureux.
Le pauvre, je l'imagine tous les jours perché sur son trottoir, s'égosiller de plus belle, se vider d'une énergie qu'il a difficilement emmagasiné la journée ...... et se faire éjecter brutalement par un coup de balai vert car 18h55 c'est l'heure à laquelle l'employé de la Mairie de Paris fait sa tournée.
C'est trop triste, mon imagination débordante me culpabilise et je lève le regard décidé à lui porter assistance.
Pas la peine, le Piou Piou passe devant moi - il se déplace aisément, il est barbu, porte une redingote et marche fièrement.
Humain, vraiment trop humain .......
22:07 Publié dans Humain trop humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/02/2005
Coryza
Le réveil sonne, comme à mon habitude je saute au pied du lit.
Je me précipite vers la salle de bain - Tiens bizarre - J'ouvre la porte, j'allume.
J'ai pas dit bizarre à l'instant ?
J'avance vers le lavabo - Ouais, vraiment bizarre, une impression étrange me saisit. J'ouvre 2-3 neurones de plus pour booster mon intellect et je réfléchis......
Rogntudju , une narine bouchée ! Foiré d'organisme qui vient encore de me décevoir.
J'ai ce qu'on appelle un rhume. Et la fonction principale des crobes de rhume c'est de remplir le nez. Vous savez, c'est le truc qui vous permet de mal dormir en apnée, qui vous réveille à cycle régulier avec l'impression d'enchaîner les noyades.
Le rhume ça permet de découvrir :
- Les inhalations. De l'eau bouillante, 2 narines qui s'en approchent avec méfiance et l'impression de les sacrifier dans un Hiroshima mentholé. Ca débouche efficacement mais sorti du périmètre d'efficacité (2 mm au dessus du récipient), on repart pour un tour.
- Le Locabiotal ou comment s'entuber avec parfum de médicament : Efficace surtout contre l'obésité en sapant l'appétite.
- La perte de la moitié des consonnes dans la diction
- Le blanc d'oeuf dans les sinus
- ......
Je pense savoir où j'ai attrapé le rhume. Un Ctrl-H dans ma mémoire et je retrouve le surf de trop :

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14/02/2005
Human Specimen 002 - Bandage à part
5 centimètre sur 10. Il est 8h15, je suis dans les transports en commun et je ne vois que çà.
Oui, ce morceau de gaze porté par un individu, dont j'ai oublié la silhouette, tant le tissu est grossier et apparent. Placé sur le coté du menton, légèrement penché comme si la peau et le pansement, malgré leurs efforts unis, pouvaient difficilement le maintenir en place sous l'effet de son poids.
Un pansement de la taille d'une dalle de moquette, mon regard est attiré. Je baisse la tête et perdu dans mes réflexions je peine à réaliser. Je la relève pour fixer de nouveau mon sujet, persuadé que mes sens m'ont joué un tour.
Non, toujours ce morceau de gaze gigantesque autour duquel tout me semble flouté.
Que cache t'il :
Une plaie béante qui par des douleurs lancinantes tente de déstabiliser à chaque instant un stoïcisme bien à la peine ou au contraire une minuscule plaie de 1 mm de long sur 1 Angström de profondeur qui ne parvient pas à cacher un hypocondriaque de naissance.
A t'il conscience d'attirer le regard avec ce bout de drap sous le menton ?
Mince ma station. Je descends, même pas le temps de savoir si une observation plus poussée du spécimen aurait attisé mon imagination débordante au point de provoquer des nausées en moi ...
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12/02/2005
Human Spécimen 001 - Ca ne peut plus urer
Il est à coté de moi, je sens sa présence. Une présence trahie par un souffle assez difficile qu'un accès de toux vient encore plus perturber. Qui est il ?
Je maintiens mon regard droit devant sans prendre la peine de le détourner. Pourquoi donc puisqu'un mur nous sépare ? Un mur imposé par la fonctionnalité des lieux que nous occupons tous les deux : Les toilettes . Lui à ma gauche, et moi à ma place.
Notre homme se met soudainement à siffler. Tentative de communication ? Aucun lien avec ce qu'on appelle mélodie.
Le sifflement s'accompagne rapidement d'un bruit de jet : Il urine et siffle, le pinson .
Une mélodie syncopée à la mesure du jet.
- Tentative inutile d'affirmer son appartenance à la gente masculine ?
- Besoin d'exprimer sa virilité à travers le choc violent de l'urée sur le tartre jaunissant ?
- Plaisir d'évacuer une vessie gorgée par des lampées d'une bière achetée au supermarché du coin
- Egocentrisme exarcébé qui a retiré tout sens de la mesure et du ridicule ?
Même plus envie d'accomplir l'acte pour lequel j'étais venu. Je remballe ....
Pisser, c'est la jouissance du chaste [Louis Jouvet]
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09/02/2005
MonoBlog sur monologue
Bébert, je l'ai croisé aujourd'hui à la cantine. Pas la 1ère fois mais à chaque fois le même trait qui le caractérise : Le solliloque.
Chez lui, des pensées qui se structurent et qui au lieu de laisser une impression visuelle ou auditive à l'intérieur du crâne, préfèrent fuir le sujet. Un processus qui m'a d'ailleurs toujours interpelé.
Que peut il donc bien se passer pour qu'une pensée s'échappe au point de faire tomber son auteur dans le ridicule ?
Encore un comportement qui va me torturer l'esprit.
Revenons donc à notre Bébert.
Un visage mal rasé. Un regard profond – Pas cette profondeur nourrie par une intelligence particulière mais plutôt celle rendue possible par un espace inoccupé par le cerveau et sur lequel les orbites oculaires ont eu le temps de prendre place.
Un regard pointé vers le bas comme si sa bouche semblait subir le poids des mots. Des mots jetés à intervalles réguliers, discrètement – enfin presque car je l'observe le bougre.
Il avance, pose son plateau repas sur les rails et chaque arrêt sur ce parcours rassurant est une occasion pour lui d'évacuer des flots de paroles ...... que je ne peux malheureusement distinguer. Alors je m'en approche. Mince, il lève la tête, son regard croise le mien et aussitôt il cesse de déblatérer. Ainsi donc c'est un processus presque conscient. Moi qui pensais à un acte détaché de toute impulsion cérébrale. Bon il m'a vu ou le hasard a voulu qu'un moment de lucidité chez lui coincide avec ma phase d'observation.
Je change la focale de mon regard pour lui laisser l'impression d'un croisement de regard accidentel puis tourne la tête. 10 secondes de non observation – Angoisse, le sujet va t'il m'échapper ? - Non il est toujours là et il repart de plus belle dans son monologue. Impossible de m'approcher car un pélerin s'est glissé pendant ces 10 secondes. Bébert est à la caisse. La nécessité du dialogue avec la caissière interrompt le processus. Phase d'analyse terminée.
A la prochaine occasion, je reprend la dissection de Bébert.
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